Contrat de capitalisation : quel régime fiscal ?
Dès la souscription d’un contrat de capitalisation, vous êtes obligé d’opter irrévocablement pour la forme nominative ou anonyme. La fiscalité applicable, selon la forme choisie, fera toute la différence !
Pendant le contrat
IR Ici la forme importe peu car les règles sont identiques. Les produits n’étant pas distribués mais réinvestis, il n’y a pas de soumission à l’IR (impôt sur le revenu). A noter : les produits des contrats en euros, reposant sur des liquidités, sont soumis aux prélèvements sociaux (12,1%) lors de leur inscription au compte du souscripteur.
ISF Seuls les contrats nominatifs sont soumis à l’ISF (Impôt de solidarité sur la fortune) pour leur valeur nominale.
A la fin du contrat
C’est à ce moment que la forme est déterminante. Quelle qu’elle soit, des prélèvements sociaux seront alors retenus si le contrat souscrit est en unité de compte (action, SICAV…).
IR En cas de rachat ou à échéance, les produits des contrats anonymes sont taxés d’office à un prélèvement forfaitaire libératoire de 60 %, opéré directement par l’établissement payeur au moment du versement des intérêts.
Les produits des contrats nominatifs sont, au choix du souscripteur, soumis à la progressivité de l’IR ou à un prélèvement libératoire plus avantageux : 35 % lorsque le retrait intervient avant 4 ans ; 15 % entre 4 et 8 ans ; 7,5 % après 8 ans. Dans ce dernier cas, et quel que soit votre choix (IR ou prélèvement), un abattement de 4 600 € pour les personnes seules et 9 200 € pour les couples mariés doit être pratiqué pour les contrats de 8 ans et plus.
ISF L’anonymat fait échapper à l’ISF. Mais le capital souscrit est soumis à un prélèvement de 2% par année de détention.
En cas de décès du souscripteur Le décès ne met pas fin au contrat et le contrat, nominatif ou anonyme, est soumis aux droits de succession.
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